Aménagement du territoire et archéologie
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Une prescription, qu’est ce que c’est ?
Les aménagements concernés par la prescription
Qu’est ce qu’une Zone de Présomption de Prescription Archéologique (ZPPA) ?
Qu’est ce qu’une demande de renseignement et une demande anticipée de diagnostic ?
Qu’est ce que le diagnostic archéologique ?
Que se passe-t-il après le diagnostic archéologique ?
Qu’est ce qu’une prescription de modification de consistance du projet ?
Qu’est ce qu’une prescription de fouille archéologique ?
Qu’est ce qu’une fouille préventive ?
En quoi consiste le contrat transmis à la DRAC ?
Quand les terrains sont-ils libérés de la contrainte archéologique ?
Qu’arrive-t-il en cas de découverte non attendue ?
Qui réalise les diagnostics et les fouilles préventives ?
Une prescription, qu’est ce que c’est ?
Il s’agit d’un arrêté préfectoral indiquant les mesures à prendre avant la réalisation de vos travaux d’aménagement :
Les prescriptions sont motivées et exposées dans un cahier des charges. Elles sont un préalable au démarrage des travaux.
Qui prescrit ?
L’ensemble des mesures de sauvegarde et d’étude des vestiges est prescrite par le préfet de région, par le biais des services de la DRAC (Service Régional de l’Archéologie). Seules les opérations subaquatiques relèvent du Ministre de la Culture.
Le préfet émet les prescriptions, peut demander le classement aux Monuments Historiques, définit les Zones de présomption de prescription archéologique (ZPPA). Il assure le contrôle des opérations archéologiques (autorisations de diagnostic et de fouille, suivi scientifique).
Code du patrimoine, art. R523.2
Les aménagements concernés par la prescription archéologique
Trois règles principales sont à retenir :
Dans une ZPPA, le dossier des projets soumis à une autorisation d’urbanisme et des ZAC est transmis par les services instructeurs (commune, département, région) dès que l’emprise au sol est supérieure au seuil défini par l’arrêté préfectoral de zonage (art. 523.6)
| ZAC | Lotissement | Travaux soumis à déclaration préalable | Travaux et ouvrages soumis à étude d'impact | Travaux sur immeuble classé au titre des Monuments Historiques |
| > 3 ha | > 3 ha | > 1 ha et profondeur > 0,50 m | Tous : voir tableau annexé à l'art. 122.2 du Code de l'environnement | Pas de seuil |
Dans tous les cas, c’est la surface du terrain à aménager qui est prise en compte
Qu’est ce qu’une zone de présomption de prescription archéologique (ZPPA) ?
Il s'agit d'une zone dans laquelle la présence de vestiges archéologiques est attestée ou fortement supposée (contexte favorable, sites archéologiques à proximité), ou d'espaces qui connaissent une dynamique d'aménagement importante.
Mode de création : les zonages sont définis par la DRAC, qui détermine leur nombre et leur localisation, mais également le seuil à partir duquel le dossier lui est transmis. La liste n'est pas définitive et les zones sont susceptibles d'être modifiées suivant l'évolution des connaissances.
Objectifs : la DRAC est saisie automatiquement des dossiers d'urbanisme et de réalisation de ZAC suivant des seuils de surface définis dans l'arrêté préfectoral définissant le zonage.
Pour l'aménageur, le zonage permet d'anticiper une saisine de la DRAC dès la phase d'élaboration du projet.
Comment savoir si un projet est dans une ZPPA ?
Qu’est ce qu’une demande de renseignement et une demande anticipée de prescription ?
Il s’agit d’une procédure qui permet à l’aménageur d’anticiper les démarches de l’archéologie préventive avant l’instruction de la demande d’autorisation administrative (dossier d’urbanisme, demande préalable, dossier de réalisation de ZAC, demande d’exploitation).
Enjeu : l’aménageur maîtrise en amont les contraintes calendaires et budgétaires, et conserve la possibilité de faire évoluer son projet.
Etapes :
! la maîtrise foncière n’est pas un préalable à la réalisation du diagnostic anticipé (seule une autorisation des propriétaires est requise).
Qu’est ce que le diagnostic archéologiques ?
Il s’agit d’une étude des terrains par des tranchées exploratoires, qui représentent autour de 8-10% de la surface : l’enjeu est d’évaluer le potentiel archéologique des terrains destinés à être aménager (extension et densité des vestiges, nature, profondeur, état de conservation).
Le diagnostic est réalisé par un service archéologie de collectivité ou par l’Inrap.
Que se passe-t-il après le diagnostic ?
Le diagnostic donne lieu à un rapport déposé en préfecture.
Qu’est ce qu’une prescription de modification de consistance du projet ?
Il s’agit de l’une des prescriptions que peut émettre le préfet.
Elle impose à l’aménageur des modifications d’assiette du projet, de modes de constructions ou de démolition ou des aménagements techniques qui permettent de réduire ou de supprimer l’impact du projet sur les vestiges archéologiques.
Qu’est ce qu’une prescription de fouille archéologique ?
Il s’agit d’un arrêté préfectoral qui impose l’exécution de fouilles approfondies préalables à la réalisation des travaux.
La DRAC peut émettre une prescription de fouille dans deux cas :
Délai de prescription : dans les trois mois qui suivent la réception du rapport de diagnostic OU la réception du dossier complet (fouille sans diagnostic préalable)
La prescription est assortie d’un cahier des charges. Elle indique :
Code du patrimoine : art. R523.39
Qu’est ce qu’une fouille préventive ?
La fouille correspond à une opération sur le terrain suivie de travaux de laboratoire (études, analyses). Elle vise à recueillir le maximum de données sur les vestiges de façon à comprendre le site archéologique.
Nouveauté : la procédure de choix de l'entreprise qui va réaliser les fouilles a été modifiée par la Loi de 2016 et les arrêtés d'application. Une expertise extérieure (analyse comparative et décryptage des offres, négociation, suivi des procédures et délais, points d'arrêt) vous permet de conserver la pleine maîtrise d'ouvrage et de maîtriser l'impact de ces travaux.
Procédure :
En quoi consiste le contrat transmis à la DRAC ?
Le contrat passé avec l’opérateur agréé est signé par les deux parties et mentionne :
Il est obligatoirement accompagné de :
Le préfet peut également demander des justificatifs complémentaires prouvant l’indépendance de l’opérateur à l’égard de l’aménageur
Code du Patrimoine : art. R523.43 – R523.44 – R523.45- R523.49 – R523.50
Quand les terrains sont-ils libérés de la contrainte archéologique ?
Code du Patrimoine : art R523.59
Qu’arrive-t-il en cas de découverte non attendue ?
Lors d’une fouille préventive, une découverte conduisant à remettre en cause les résultats du diagnostic et les données du cahier des charges peut intervenir. Le préfet peut alors formuler des prescriptions complémentaires.
Dans ce cas, les prescriptions complémentaires ne peuvent conduire à modifier l'économie générale du contrat (art. R523.47).
Dans le cas d’une découverte considérée comme exceptionnelle, le préfet peut prolonger la durée de l’intervention et/ou demander une modification du projet (art. R523.48). Cette décision doit s’appuyer sur l’avis de la Commission Interrégionale de la Recherche Archéologique). Le surcoût éventuel est à la charge de l'aménageur, mais peut être en partie financé sur les crédits du FNAP.
Dans les deux cas, les modalités de la poursuite de la fouille (durée, modifications, coût) doivent être déterminées par un dialogue entre l’aménageur, la DRAC et l’opérateur.
Qui réalise les diagnostics et les fouilles préventives ?
Les opérateurs qui peuvent intervenir sont l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Inrap) et les opérateurs agréés (service de collectivité territoriale ou entreprise de droit privé).
L’agrément est délivré par l’État pour une ou plusieurs périodes (Paléolithique, Néolithique, Protohistoire, époque romaine, Moyen Âge, époque moderne, époque contemporaine) ou un domaine spécifique (archéologie subacquatique, minière, archéologie du bâti). L'agrément permet à l'opérateur d'intervenir sur l'ensemble du territoire français.
!!! Attention : cette liste n'indique que le siège des opérateurs - vous trouverez ici une carte de l'implantation des opérateurs agréés.
Diagnostic : seule un service de collectivité ou l’Inrap peut intervenir. Le choix de l’opérateur se fait entre la DRAC et les services susceptibles d’intervenir (art. R523.24 à R523.29)
Fouille préventive : tout service agréé peut intervenir, dès lors qu’il dispose de l’agrément adéquat (mentionné dans la prescription de fouille). L’opérateur est choisi par l’aménageur (R523.42).
Qui finance l’archéologie préventive ?
L’aménageur assure le financement des opérations archéologiques dans le cadre de son projet : il doit la redevance pour la réalisation du diagnostic, et paie les fouilles archéologiques (R523.41).
Le Fonds National pour l’Archéologie Préventive prend partiellement en charge le coût des fouilles pour certains types d’aménagement, et peut également allouer une subvention.
Le financements par le Fonds National pour l’Archéologie Préventive (FNAP)
Le FNAP permet le financement complet ou partiel du coût des fouilles archéologiques dans le cadre de certains aménagements, au moyen de prises en charges ou de subventions.
Deux catégories d’aménagement ouvrent droit à prise en charge :
Le montant de la prise en charge est le suivant :
Dans les deux derniers cas, la prise en charge se fait au prorata des espaces aménagés en logements sociaux ou destinés à une construction par des personnes physiques pour elles-mêmes.
Le dossier de prise en charge est déposé en même que le contrat passé avec l’opérateur.
Des subventions peuvent être allouées à l’aménageur dans le cas où les fouilles archéologiques menacent la viabilité du projet, afin de concilier la préservation du patrimoine et le développement économique.
Elles peuvent financer jusqu’à 50% du coût de la fouille.
Le dossier de demande est déposé en même que le contrat passé avec l’opérateur.
Pour en savoir davantage sur le FNAP
La redevance d’archéologie préventive (RAP)
Tout aménageur ayant un projet qui affecte le sous-sol, et soumis à autorisation ou à déclaration préalable, doit verser une redevance d'archéologie préventive (RAP) destinée à financer les fouilles archéologiques. Le versement de cette redevance et son calcul dépendent de la nature du projet de construction.
Pour davantage détails sur les travaux concernés, les travaux exemptés et les modalités de calcul et de perception de la RAP : voir ici
JUNIPER CONSEIL
m.segard@juniper-conseil.fr
06 79 56 79 04